Un plan pour faire des économies d’énergie en Île-de-France

Dans le contexte du nouveau volet de la décentralisation, et dans le but de favoriser le redressement économique du pays, un contrat de plan a été signé entre l’État et la Région Île-de-France pour la période 2015-2020. Parmi les cinq thématiques retenues, la transition écologique et énergétique. Outre le défi ambitieux qu’il représente, ce plan marque un important potentiel de création d’emplois.


Dans le cadre de la transition énergétique, plusieurs milliers de logements devront être rénovés, avec le financement de l’État. Testez le simulateur gratuit Quelle Energie pour savoir combien vous pourrez économiser sur vos factures et découvrir les aides auxquelles vous avez droit.


Énergie et pollution : constat alarmant en Île-de-France

En Île-de-France, les seuils de pollutions atmosphériques sont souvent dépassés,notamment à cause des émissions venant du secteur des transports, et d’une partie des installations de chauffage au bois (notamment les plus vieilles, comme les foyers ouverts). Ceci pose de nombreux problèmes, notamment sanitaires. La Commission Européenne a d’ailleurs attaqué la France en justice à ce sujet. De plus en plus de ménages soufrent également de la précarité énergétique et ont du mal à payer leurs factures de gaz ou d’électricité.

Le bâtiment comme moyen d’action principal

Outre les transports, l’un des moyens d’agir sur ces problèmes est bien sûr la rénovation énergétique des bâtiments. En tout, le plan fixe comme objectif de tripler le rythme annuel de rénovations de logements, pour porter le chiffre à 125 000. Parmi ces logements, 25 % seront rénovés au niveau BBC (gain de plus de 50 % d’efficacité énergétique), et 35 % au niveau intermédiaire (entre 20 et 40 % de gains). Étant donné que 70 % des habitats en Île-de-France sont des habitats collectifs, c’est surtout ce type de logement qui est concerné. Ainsi, le plan prévoit d’atteindre d’ici 2020 un rythme de croisière pour la rénovation de 50 000 logements collectifs privés, 40 000 logements individuels privés, et 35 000 HLM par an. Les bâtiments tertiaires sont aussi inclus dans le plan, avec un objectif de rénover 6 millions de mètres carrés par an.

Des aides plus importantes ?

Pour pouvoir se donner les moyens d’atteindre ces objectifs, plusieurs mécanismes d’aides, financières ou pas, seront créés ou remodelés. Ainsi, le programme Habiter Mieux de l’Anah sera bonifié par la Région, et des formations professionnelles pour les travailleurs du bâtiment seront mises en place, au côté de dispositifs d’information ciblant le grand public.

Vers un développement des énergies renouvelables

En plus d’une amélioration de l’efficacité énergétique, il faut aussi que l’énergie consommée soit plus propre. C’est pourquoi le plan intègre un chapitre sur les énergies renouvelables. Le coeur de cible du plan, secteur où la marge potentielle est la plus importante est la fourniture de chaleur renouvelable. De 30 % aujourd’hui, la50 % de la chaleur distribuée devra être d’origine renouvelable. Pour ce faire, laproduction géothermique sera multipliée par 2, et celle à base de biomasse par 27 ! Les pompes à chaleur auront aussi une place plus importante qu’aujourd’hui.

Source: www.quelleenergie.fr